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Le test des voitures autonomes autorisé en France

Voitures autonomes : début des tests en France , Tesla et Google Car
Le test des voitures autonomes autorisé en France
Mis à jour le 04/05/2017.

Une étape importante vient d’être franchie en ce qui concerne la cadre législatif des voitures autonomes en France. Une ordonnance prise en Conseil des ministres par le gouvernement français, ce mercredi 3 août 2016, autorise le début des tests des voitures sans conducteur sur les routes de France. Jusqu’à présent les autorisations étaient délivrées au cas par cas. Les Google cars et autres Tesla (en mode semi-autonome) devraient bientôt fleurir comme des petits pains.

Qu’est-ce qu’une voiture autonome ?

On parle de voiture autonome, semi-autonome ou encore de « véhicule à délégation partielle ou totale de conduite » (VDPTC) avec des technologies dites d’automatisation avancées et un « changement fondamental » ontologique de l’acte de conduire.

Les deux arguments mis en avant par le gouvernement pour autoriser cette expérimentation sont : l’impact écologique en ce qui concerne la rationalisation et la régulation du trafic routier d’une part et l’amélioration de la sécurité routière d’autre part notamment en cas de fatigue ou d’alcoolémie par l’amélioration significative des temps de réaction mesurés. Un argument de poids quand on sait que 90% des accidents de la route sont imputables à une erreur humaine.

Le classement des niveaux d’autonomie

L’Organisation Internationale des Constructeurs Automobiles (OICA) a défini un barème européen avec 6 niveaux d’autonomie pour les véhicules. Les 3 premiers niveaux n’ont aucune automatisation mais juste des technologies d’aide à la conduite.

  • Niveau 0 : aucune autonomie, il s’agit d’une conduite totalement manuelle telle que nous la connaissons jusqu’à aujourd’hui. Il existe néanmoins des mécanismes pour prévenir le conducteur d’un danger potentiel comme le radar de recul.
  • Niveau 1 : il est possible de confier à l’intelligence une tâche de conduite dans une seule des deux dimensions, longitudinale ou transversale, du guidage du véhicule. C’est le cas par exemple pour le régulateur de vitesse adaptatif.
  • Niveau 2 : une tâche complète est confiée au véhicule, le conducteur supervise et peut reprendre la main à n’importe quel moment. C’est le cas par exemple de la fonction Park Assist.
  • Niveau 3 : il est possible de déléguer une partie de sa conduite sur les 2 dimensions pour de dispenser d’une situation de conduite pénible et se consacrer brièvement à une autre tâche. C’est le cas de la fonctionnalité Assistant Embouteillage.
  • Niveau 4 : il s’agit d’une autonomie quasi complète. Le véhicule assure l’ensemble de la conduite de manière autonome sans même nécessiter la présence du conducteur. C’est le système qui porte la responsabilité des manoeuvres mises en oeuvre.   C’est le cas de la fonctionnalité  « City Park Full Automatic  » qui permet au véhicule de se garer en ligne ou en bataille sans chauffeur.
  • Niveau 5 : c’est la voiture 100% autonome : la Google Car. Il n’y a plus de volant, c’est la voiture qui prend toutes les bonnes décisions sans intervention humaine. Elle peut même ignorer un ordre humain si l’intelligence artificielle estime que ce dernier est dangereux. Si la technologie est presque prête, il demeure de gros problèmes d’éthique et d’acceptabilité pour la population. Voir « Une voiture autonome doit-elle se suicider  ?« 

 

Barème niveau voiture autonome en Europe par OICA

Source OICA

 

A noter qu’il existe un autre barème américain sur le niveau d’autonomie des véhicules défini par la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA).

A partir de quand les vraies voiture autonome

On estime que les constructeurs seront prêt à l’horizon 2020 pour les premières voitures 100% autonomes. PSA proposera à partir de 2020, des fonctionnalités de conduite autonome pour déléguer entièrement la conduite à l’intelligence artificielle. Volkswagen devrait lancer ces premiers modèles en 2019, alors que BMW lancera sa iNext en 2021. Ces dates ont encore largement le temps de changer. Récemment Elon Musk, le CEO de Tesla a d’ailleurs réévalué ses prévisions en avançant la date de sortie des premières modèles de sa marque.

Un enjeu industriel majeur

D’après un rapport d’AT Kearney, le marché de la voiture autonome pourrait représenter environ 515 milliards d’euros à l’horizon 2035 pour représenter 17% des véhicules d’ici 20 ans. L’autre enjeu en matière de business sera d’occuper les conducteurs pendant qu’ils ne conduiront plus, pour ceux du moins qui ne sont pas malades en regardant en bas dans une voiture. Il sera pour une fois possible de jouer à Pokémon Go sur la route ou encore faire la sieste. Nous n’y sommes pas encore.

 

Source de l’image à la une : Tesla.

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