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Un point sur la voiture autonome en 2016

la voiture autonome en 2016
Un point sur la voiture autonome en 2016
Mis à jour le 04/05/2017.

Entre les essais en conditions réelles de la Google Car, le taxi sans chauffeur d’Uber et le premier décès à déplorer à bord d’une Tesla Model S, la voiture autonome n’a jamais été autant au cœur de l’actualité qu’en 2016. Certains évoquent une période charnière qui pourrait modifier à jamais la manière dont on conduit. Il est temps de faire le point.

Encore au stade du semi-autonome

Capable de rouler sans l’intervention d’un être humain, la voiture autonome a progressé de manière considérable ces dernières années. Plus intelligente, plus prévoyante, elle a même récemment appris à klaxonner selon différentes nuances afin de favoriser la courtoisie. Elle devient un véritable phénomène de société et s’apparente même à une priorité chez certains constructeurs.

Il y a toutefois un écart entre la voiture autonome de Google, conçue dans l’optique de réinventer l’automobile, et les voitures « à tendance autonome » des constructeurs classiques. En effet, même si ces dernières reposent sur des équipements complexes (régulateur de vitesse adaptatif, reconnaissance des panneaux, détecteur d’obstacles…) qui nécessitent souvent de consulter un lexique automobile pour les comprendre, elles ne permettent pas de se passer de conducteur à 100%.

Il n’y a que dans certaines situations (autoroutes et bouchons, notamment) qu’elles prennent le volant. On se trouve donc encore relativement loin des films de science-fiction où un trafic tout entier est géré par des véhicules autonomes. La Tesla Model S et son mode « pilote automatique » est en série ce qui s’en rapproche de plus, pour le moment.

Des freins persistent

Il existe plusieurs freins qui retiennent les constructeurs automobiles et les empêchent de se lancer à corps perdu dans la robotique. On peut en citer deux principaux : les coûts de développement importants qui feraient également augmenter le tarif de vente des véhicules ; l’inconnu quant à la future législation sur les voitures autonomes et leurs règles de circulation.

On peut également citer un troisième facteur : l’attachement des automobilistes pour le pilotage manuel. Beaucoup d’entre eux voient la voiture autonome d’un mauvais œil car elle va à l’encontre du plaisir de conduire. Sans oublier les énormes changements d’habitudes qu’elle implique et on sait qu’elles ont la vie dure en automobile. Il n’y a qu’à regarder la part de marché encore énorme du diesel face à l’électrique pour s’en convaincre…

Un dernier point reste les accidents de la route et l’acceptabilité générale de la technologie. Il suffit de voir le retentissement médiatique du premier accident mortel d’une Tesla en mode autonome pour s’en convaincre. Il n’est pas question de dire que la voiture sans conducteur empêchera tous les accidents de la route, l’important est de regarder l’accidentologie moyenne et de constater l’amélioration de la sécurité routière.

En ce sens les chiffres sont clairs, Google a révélé en 2015 qu’en 6 ans de test sa Google Car avait subi 17 « accidents mineurs » sur plus de 3,2 millions de km. Cela fait 6,5 accidents pour 1 million de miles contre 2,8  pour la conduite humaine (source National Highway Traffic Safety Administration en 2012 aux USA).

Ultime frein potentiel, il s’agit l’acceptation de laisser une intelligence artificielle décider de la manœuvre en cas d’accident de la route. Qui sauver ? Le propriétaire de la voiture ? Les pétions ? Quels sont les critères d’appréciation ? Vaste débat que les compagnies d’assurance s’efforceront de reprendre à leur compte.

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