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Privatisation des radars mobiles en janvier 2017

privatisation radar mobile
Privatisation des radars mobiles en janvier 2017
Mis à jour le 09/03/2017.

Afin d’augmenter le nombre de radars embarqués en France dans le cadre des décisions du CISR d’octobre 2015,  la conduite des véhicules avec radar mobile sera confiée à des sociétés privées en Septembre 2017. Une mesure qui inquiète les associations d’automobilistes ainsi que les syndicats de police qui craignent une course à la rentabilité. Seul le conducteur serait néanmoins privatisé.

MAJ mars 2017 : ces radars seront déployés plus tard en 2017.

Objectif augmenter le nombre de radars mobiles

Les radars mobiles de nouvelle génération (RMNG) permettent de flasher sans être visible par les conducteurs. L’objectif de cette mesure de privatisation est de faire passer le nombre de véhicules circulant de 319 à 440 en 2 ans. Ces véhicules ne circulent qu’en moyenne qu’1h13 par jour aujourd’hui, l’Etat souhaite « multiplier par trois ou quatre les heures de sortie de ces véhicules qui circuleront de jour comme de nuit ». L’autre objectif est de réaffecter la police et la gendarmerie aux contrôles d’alcoolémie ou de stupéfiants.

Les premières voitures privées avec radars mobiles devraient flasher d’ici septembre 2016 dans une région test avant un déploiement généralisé à toute la France en janvier 2017. La privatisation du radar mobile est reportée en Septembre 2017, décision prise à l’assemblée nationale.

Une mesure qui inquiète

Selon un sondage mené par Harris Interactive pour l’association 40 Millions d’automobilistes, 83% des Français sont contre cette mesure et 76% pensent qu’il s’agit d’une mesure pour « augmenter le nombre de PV et le montant des contraventions collectées par l’Etat ». De fait statistiquement, en augmentant la présence des radars mobiles sur la route, il y aura plus de PV, d’amendes et de points perdus.

Afin de répondre à ces préoccupations, Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la sécurité routière, a déclaré que « la rétribution de ces prestataires privés sera fixe et ne dépendra pas du nombre d’amendes dressées » tout en ajoutant que « cette externalisation est avant tout une bonne gestion des deniers publics ». Ces prestataires privés seront sous contrôle de l’Etat. En ce qui concerne le contrôle de l’infraction d’excès de vitesse à proprement parlé, la photo sera envoyée au CNT (Centre National des Traitements des infractions) à Rennes, elle sera analysée par un policier qui est un agent assermenté. Exit donc la course au rendement, ces agents ne seront pas payés à priori au nombre de flashs.

Le gouvernement a déjà réagi en argumentant sur le fait que c’est juste l’action de conduire le véhicule qui est privatisée et non le contrôle.

Commentaire (1)

  • Avatar
    aubin Reply

    c’est honteux, car il va y avoir des abus !!:

    20 septembre 2016 at 12 h 35 min

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