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La mortalité routière en Europe par rapport à la population

mortalité routière en europe
La mortalité routière en Europe par rapport à la population

On estime que la route tue en moyenne 70 personnes par jour en Europe contre 9 personnes pour la France. On a compté 3388 tués pour l’année 2014 dans l’hexagone, une hausse de 3,7% par rapport à 2013. Cette augmentation a été suivie de nombreuses mesures annoncées par le ministère de l’intérieur parmi lesquelles on trouvera l’interdiction des oreillettes à partir du 30 juin 2015, l’expérimentation de la limitation de vitesse à 80km/h sur 3 routes ou encore l’alcoolémie à 0,2g/l de sang pour les jeunes conducteurs.

Si la baisse de la mortalité routière depuis 2003 et l’introduction des radars automatiques est extrêmement sensible avec une baisse d’environ 62% en 12 ans, il convient pour mieux comprendre les chiffres de les comparer avec ceux de nos voisins européens et de mettre ces données en perspective avec la population de chacun des pays.

nombre de morts sur la route en europe par rapport à la population

La mortalité routière dépend de nombreux paramètres, tels que l’état du réseau routier, l’état du parc automobile (et son niveau d’évolution technologique, le niveau d’entretien), la topologie du terrain, les habitudes culturelles comme la consommation d’alcool ainsi que le niveau de formation des conducteurs. Ce que l’on constate, c’est que la France est dans les bons élèves elle se situe néanmoins pour la première fois au dessus de la moyenne européenne qui est de 51 morts par million d’habitants (un chiffre stable sur un an) en 2014 contre 58 en 2013. La France connait donc un ralentissement voire une dégradation des chiffres de la sécurité routière puisqu’on comptait 51 morts par millions d’habitants en 2013, soit justement la moyenne européenne de 2014.

Il est intéressant de noter que l’Allemagne et le Royaume-Uni qui ont des chiffres meilleurs que la France et un niveau d’infrastructure à peu près comparable ont des chiffres bien meilleurs alors que les limitations de vitesse sur route y sont plus élevées (respectivement 100km/h et 96km/h). Néanmoins, on ne peut nier qu’il existe des routes dangereuses en France ne serait-ce que par la topologie du terrain.

Enfin la situation dans les pays de l’Europe de l’est semblent cumuler tous les handicaps avec un réseau routier très médiocre voire mauvais, un parc automobile vétuste ainsi qu’une tendance prononcée à l’alcoolémie au volant.

 

Commentaires (3)

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    Deschamps Reply

    C’est bien de comparer les vitesses des pays avec de meilleurs résultats, mais peut-être que le fait de respecter toutes les autres règles à un niveau bien supérieur au notre leur permet de le faire.
    Quasiment jamais d’alcool au volant en Angleterre, respect absolu des piétons et des cyclistes en Allemagne. Quand on en sera au même niveau en France, peut-être que l’on pourra en rediscuter, non ?

    20 mai 2015 at 10 h 47 min
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      Chanet Reply

      N’y aurait il pas un rapport entre le nombre de morts et la puissance des mafias dans les pays aux plus mauvais résultats ? Les écarts sont trop importants pour ne pas être étranges. Le trafic d’organes, de sang et de moelle doit fonctionner à plein rendement.

      24 novembre 2018 at 16 h 57 min
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    Jean Fourcade Reply

    Français vivant à Luxembourg, et roulant très régulièrement aussi sur route et autoroute en Allemagne et en France, je suis frappé par deux différences à mon sens cruciales entre la conduite des Français et celle de leurs voisins: le respect de la distance de sécurité, et le sens de responsabilité du conducteur.

    Sur le premier point, principalement sur autoroute, les conducteurs patientent toujours à bonne distance si la file de gauche est encombrée, avant de réaccélérer. Jamais vous n’avez derrière vous un « Schummi » qui vous titille insolemment le pare-choc.

    Quand au second point, il se manifeste de façon spectaculaire par rapport à la France: Luxembourg ou Allemagne, on s’arrête toujours à un passage piétons. On dépasse toujours un vélo ou un 2-roues comme une voiture. On respecte à la lettre les limitations indiquées. Enfin, par rapport au sujet de la vitesse, grand tabou en France, la responsabilité des conducteurs est engagée de façon diamétralement opposée: en Allemagne, sans limitation de vitesse, la plupart des conducteurs ne roulent pourtant pas au-delà des 130-140! Certes, il n’est pas rare de se faire dépasser par des véhicules rapides (180-200) là où la vitesse est libre, mais le fait de pouvoir conduire en toute liberté sans la menace constante du radar fait que les gens adoptent leur vitesse de confort personnel, et garde les yeux sur la route. En France, d’abord on est stressé à conduire avec un oeil collé au tachymètre. Mais surtout, on crée ces situations très dangereuse de conduite « en convoi », où plusieurs voitures vont se suivre de très près l’une derrière l’autre, tout le monde se sentant en sécurité car « à la limite », et où le moindre dépassement va prendre un temps fou car personne n’ose accélérer franchement, par là même créant un encombrement supplémentaire et dangereux. Et dès qu’il y a des camions, on frise le ridicule. La conduite en état de « crainte » que l’on connaît en France est préoccupante. Bien plus, lorsque l’on compare les statistiques françaises et allemandes d’accidents et de vicitmes (clairement plus de tués sur autoroute en France, et NETTEMENT plus de tués par véhicules en circulation en France), force est de constater que la restriction de la vitesse en zones dégagées N’EST PAS un facteur de sécurité.
    Amicalement.

    3 septembre 2015 at 13 h 45 min

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