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Piratage d’un radar automatique

piratage d'un radar automatique
Piratage d’un radar automatique
Mis à jour le 08/02/2016.

Un automobiliste flashé par un radar automatique a tenté d’échapper à l’amende forfaitaire de 135€ et à son retrait de points sur son permis de conduire, voici sa petite histoire.

Hacker un radar

Après s’être fait flashé aux abords du pont de Neuilly, ce conducteur, roulant à 100km/h au lieu de 70km/h, ne voulait pas perdre son permis et était prêt à tout pour le sauver. Un excès de vitesse est sanctionné par la perte de points dont voici le barème de retrait de points. Cet automobiliste, revenant du quartier de la défense à Paris, et plutôt très avisé en informatique, a fait demi-tour pour se rapprocher du radar. A ses côtés, après avoir observé le boitier du radar, il relève une adresse IP avant de rentrer tranquillement chez lui.

Quelques petites manipulations, il se connecte rapidement sur l’adresse ip du radar en passant par un serveur proxy. Après avoir testé plusieurs ports, il tombe sur le serveur MySQL et parvient à réaliser une injection sql. S’attribuant des droits en super utilisateur, il accède aux photos des personnes flashées qu’il télécharge sur son ordinateur. (bien entendu vous avez tout compris)

Retouche photo de la plaque d’immatriculation

Une fois sur le serveur, il remarque que les photos de tous les contrevenants sont stockés en clair. Ni une, ni deux, il identifie sa Peugeot 106 et trafique sa plaque d’immatriculation ainsi que la vitesse mesurée. Il fait sa très vite car il constate que les photographies des véhicules flashés sont envoyés à une centrale toutes les heures. Après avoir effacé les traces de son passage sur le serveur, il part se coucher soulagé.

Dans le stress de recevoir son pv, le pirate du radar lit la semaine suivant avec humour qu’un tracteur a été flashé à 190km/h à la sortie du tunnel de la Défense. Avec le sourire aux lèvres, il relève la plaque d’immatriculation en observant qu’il s’agissait bien de sa modification.

 

Pirater un radar, oui mais plus maintenant

Même si les détails techniques restent obscurs pour le tout venant, il apparaît néanmoins que la manipulation serait un jeu d’enfant pour qui s’y connait un minimum en informatique. Cette information date tout de même de 2004 issue du magazine « Le virus informatique » et est relayée par dernièrement par le blog korben. Cette affaire ressort suite à une actualité sur le même registre en Juin 2014, diffusée par le magazine Challenges mais dont cette fois-ci, le pirate risque l’emprisonnement pour vol de données publiques. En effet, le service public a modifié son infrastructure avec l’envoi en temps réel des photos prises par les radars automatique. Cela n’est donc plus aussi facile. Respecter la vitesse est encore ce qu’il reste de plus simple pour ne pas perdre son permis et surtout économiser des vies.

Edit Juillet 2014

Il semblerait que comme Korben, nous ayons été victime de notre empressement à relayer un « faux témoignage ». Le magazine Challenge ayant contacté le blogueur pour signifier la chose. La question de la sécurité des radars restent néanmoins un point essentiel, aussi bien informatique que physique. Des centaines de radars sont vandalisés chaque année. Une somme non négligeable récoltée par ces derniers va dans la rénovation du parc. Cet « hoax » comme on peut en trouver sur Internet chaque jour, n’a surement pas fait plaisir à ceux qui ont conçu le système d’information mis en place en 2003. Il révèle néanmoins la détestation ambiante de ce système mis en place depuis  maintenant 11 ans.

Dernièrement, la ville de Nice a été pointée du doigt en ce qui concerne la sécurité informatique des services publiques comme l’éclairage (Reportage Envoyé Spécial France 2 ).

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